Nous décidons de laisser la Tasman Peninsula et Port Arthur de côté, nous n'avons pas le temps. Sur la route, le temps est toujours superbe, il y a un vent de folie qui lève de l'écume dans les étangs, les moutons volent à travers la route (bon, j'exagère pour les moutons, mais ils s'aggrippent de toutes leurs griffes au sol). On meurt de chaud dans la voiture.

Honeymoon Cove, Tasmanie

On s'arrête à Swansea pour déjeuner. Glaces et sandwiches. Le vent tombe un peu, on repart.

Les champs sont jaunis, l'herbe est sèche. Les collines sont couvertes de grands eucalyptus à leur sommet, des prairies un peu plus bas, et des étangs dans les vallées. Le vent forcit à nouveau, la terre des champs fraîchement labourés vole et quelques-uns de poteaux reflecteurs du bord de la route planent jusque dans les champs. On s'enfonce dans les terres, vers l'ouest et vers Hobart. Nous passons bientôt le col de Black Charlies à 300 petits mètres d'altitude.

Un peu avant Hobart, nous traversons Sorell, puis nous passons quelques ponts où un vent de folie fait voler des embruns. Perrine est aggrippée au volant. La voiture en sort couverte de sel. Il fait toujours beau, toujours autant de vent. Nous passons un dernier pont, et Hobart s'étend en face de nous, dominé par le mont Wellington. Nous nous installons dans un backpacker (Allport) sur Elisabeth street, puis nous descendons dans le centre-ville.

Pas très animé pour un samedi soir. Nous dînons dans un resto italien pas trop mal (Maldini sur Salamanca Place). En errant le long du port, nous découvrons l'Astrolabe, un brise-glace français qui fait des expéditions vers le pôle. Nous le visiterons le lendemain. Retour au backpacker, grosse fatigue. Demain, nous visiterons les environs de Hobart.